1. Présentation de la FIFA
La FIFA (Fédération Internationale de Football Association) a été fondée le 21 mai 1904 à Paris, à l'initiative de sept associations nationales européennes. Elle est aujourd'hui l'organisation internationale suprême du football, dont le droit applicable est le droit suisse.
1.1. Chiffres clés et statut international
- 211 associations membres — soit davantage que l'ONU (193 États membres) ;
- Siège social à Zurich, Suisse ;
- Reconnue par le Comité International Olympique (CIO) comme fédération internationale du football ;
- Statut d'association à but non lucratif selon le droit civil suisse (art. 60 ss CC suisse) ;
- Mission déclarée : améliorer constamment le football et le diffuser dans le monde, organiser ses propres compétitions internationales, établir les règles régissant le football et contrôler le football sous toutes ses formes (art. 2 Statuts FIFA).
1.2. Mission et valeurs
Les Statuts FIFA (édition mai 2024) définissent les objectifs de l'organisation :
- Développer le football à l'échelle mondiale ;
- Organiser les compétitions internationales (Coupe du Monde FIFA, Coupe du Monde FIFA Féminine, etc.) ;
- Promouvoir le fair-play, l'intégrité et la lutte contre toute forme de discrimination ;
- Contrôler et surveiller toutes les formes du football au niveau international ;
- Assurer la distribution équitable des revenus générés par les compétitions.
En une phrase : la FIFA est l'organisation-mère du football mondial, fondée en 1904, basée à Zurich, régie par le droit suisse, et regroupant 211 associations membres — plus de membres que l'ONU.
Exemple : une question d'examen typique : « Combien d'associations membres compte la FIFA ? » Réponse : 211. Piège classique : confondre avec le nombre d'États membres de l'ONU (193) ou le nombre de confédérations (6).
Petit recap : FIFA fondée en 1904, siège Zurich, droit suisse, 211 membres, reconnue par le CIO, but non lucratif, mission = développer + organiser + intégrité.
2. Les organes de la FIFA
Les Statuts FIFA définissent trois organes principaux qui assurent le gouvernement de l'organisation. Chacun dispose d'un rôle précis et distinct.
2.1. Le Congrès — organe suprême et législatif
Le Congrès est l'assemblée générale de la FIFA, composée des représentants des 211 associations membres. Il constitue l'organe législatif et souverain de l'organisation :
- Principe : une association = une voix, quel que soit le nombre de licenciés, la taille ou le niveau sportif du pays ;
- Compétences exclusives : adoption et modification des Statuts FIFA, élection du Président (les membres du Conseil étant, eux, élus par les associations membres lors des congrès de leur confédération — art. 33 al. 3), approbation du budget et des états financiers audités ;
- Réunion en session ordinaire une fois par an ;
- Peut être convoqué en session extraordinaire à tout moment par le Conseil, ou obligatoirement lorsqu'un cinquième (1/5) des associations membres en font la demande écrite — le Congrès extraordinaire devant alors se tenir dans les trois mois (art. 25 al. 3 et 4) ;
- Décisions prises à la majorité simple ; modification des Statuts : quorum de la majorité absolue des associations ayant le droit de vote, et adoption à la majorité des trois quarts (3/4) des associations membres présentes et ayant le droit de vote (art. 29 al. 3 et 4).
2.2. Le Conseil — organe stratégique et de supervision
Le Conseil remplace depuis 2016 l'ancien Comité exécutif. Il assure la direction stratégique et la supervision de l'organisation entre les sessions du Congrès :
- Composé de 37 membres : 1 Président élu par le Congrès, 8 vice-présidents et 28 autres membres, ces derniers étant élus par les associations membres lors des congrès de leur confédération (art. 33 al. 1 et 3) ;
- Fixe la politique générale de la FIFA et délègue les tâches opérationnelles au Secrétariat Général ;
- Adopte les règlements non réservés au Congrès (RSTP, FFAR, Code disciplinaire, etc.) ;
- Approuve le calendrier international des compétitions.
2.3. Le Bureau du Conseil
Le Bureau est l'instance restreinte du Conseil, chargée de traiter les affaires urgentes entre les réunions du Conseil :
- Composé du Président de la FIFA et des six présidents des confédérations ;
- Soit un maximum de 7 membres (1 + 6) ;
- Peut prendre des décisions urgentes, soumises à ratification ultérieure par le Conseil ;
- Se réunit autant que nécessaire entre les sessions ordinaires du Conseil.
2.4. Le Secrétariat Général — organe exécutif et opérationnel
Le Secrétariat Général est l'organe exécutif et opérationnel de la FIFA, responsable de la mise en œuvre des décisions du Conseil :
- Dirigé par le Secrétaire Général, nommé par le Conseil ;
- Responsable de l'organisation des compétitions (Coupe du Monde, Coupe du Monde féminine, compétitions de jeunes) ;
- Gère les finances de la FIFA au quotidien et prépare les budgets ;
- Assure les relations avec les associations membres et les confédérations ;
- Gère le Transfer Matching System (TMS) et les plateformes de conformité ;
- Agit dans le cadre des délégations consenties par le Conseil.
En une phrase : Congrès = parlement (vote les lois, élit le Président) ; Conseil = gouvernement (stratégie, supervision) ; Secrétariat Général = administration (opérationnel, exécution).
Exemple : question d'examen : « Quel organe de la FIFA est qualifié d'organe suprême ? » Réponse : le Congrès (art. 22 Statuts). Piège : le Président est élu par le Congrès, pas par le Conseil. La FIFA adopte le FFAR via le Conseil (pas le Congrès, car ce n'est pas une modification des Statuts).
Petit recap : Congrès = suprême/législatif, 1 voix/association, élit Président + Conseil. Conseil = stratégique/supervision, 37 membres, adopte règlements. Bureau = 7 membres max (Président + 6 présidents confédérations). Secrétariat = exécutif/opérationnel.
3. Les 6 confédérations
La FIFA s'appuie sur six confédérations continentales qui constituent l'échelon intermédiaire entre la FIFA et les associations nationales membres. Chaque confédération dispose d'une autonomie statutaire dans le respect des Statuts et règlements FIFA.
3.1. Liste et zones géographiques
| Acronyme | Nom complet | Zone géographique |
|---|---|---|
| AFC | Asian Football Confederation | Asie et Australie-Océanie (partie) |
| CAF | Confédération Africaine de Football | Afrique |
| CONCACAF | Confederation of North, Central America and Caribbean Association Football | Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes |
| CONMEBOL | Confederación Sudamericana de Fútbol | Amérique du Sud |
| OFC | Oceania Football Confederation | Océanie (hors Australie) |
| UEFA | Union of European Football Associations | Europe |
3.2. Rôle des confédérations
- Organiser les compétitions continentales (Ligue des Nations UEFA, CAN CAF, Copa América CONMEBOL, AFC Asian Cup, etc.) ;
- Servir d'intermédiaires entre la FIFA et les associations membres de leur zone ;
- Assurer le développement du football dans leur région ;
- Élire leurs représentants au Conseil FIFA ;
- Proposer des candidatures au Bureau du Conseil (le président de chaque confédération siège d'office au Bureau).
3.3. Autonomie et subordination
Les confédérations bénéficient d'une autonomie dans leur organisation interne, mais cette autonomie est encadrée :
- Leurs statuts propres doivent être conformes aux Statuts FIFA ;
- Leurs règlements ne peuvent pas contredire le droit FIFA ;
- En cas de conflit entre un règlement confédéral et un règlement FIFA, le droit FIFA prévaut ;
- La FIFA peut suspendre ou exclure une confédération qui ne respecterait pas ses obligations.
En une phrase : il y a exactement 6 confédérations — AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC, UEFA — dont les présidents siègent tous au Bureau du Conseil FIFA.
Exemple : question d'examen : « Quel est le nom de la confédération africaine ? » Réponse : CAF (Confédération Africaine de Football). Piège : CONMEBOL = Amérique du Sud uniquement (pas toute l'Amérique) ; CONCACAF = Amérique du Nord + Centrale + Caraïbes.
Petit recap : 6 confédérations — AFC (Asie), CAF (Afrique), CONCACAF (Am. Nord/Centrale/Caraïbes), CONMEBOL (Am. Sud), OFC (Océanie), UEFA (Europe). Autonomie mais subordination aux Statuts FIFA. Présidents des 6 confédérations = membres du Bureau du Conseil.
4. Obligations des associations membres
4.1. Statuts démocratiques et gouvernance interne
Pour être reconnue et maintenir son affiliation à la FIFA, chaque association nationale doit respecter des exigences strictes en matière de gouvernance :
- Adopter des statuts démocratiques prévoyant l'élection régulière de leurs dirigeants ;
- Organiser des élections libres et transparentes de leurs organes ;
- Garantir la parité des droits entre leurs membres ;
- Disposer d'un système de contrôle financier interne adéquat ;
- Intégrer dans leurs statuts les principes d'éthique définis par la FIFA.
4.2. Indépendance vis-à-vis du gouvernement (art. 19, renvoi art. 14 al. 1 (i))
Le principe d'indépendance est l'une des obligations les plus importantes — et les plus sensibles — imposées aux associations membres. Il signifie qu'aucune influence externe ne doit s'exercer sur la gestion sportive de la fédération :
- Le gouvernement ne peut pas imposer sa volonté sur la désignation des dirigeants sportifs ;
- Les décisions sportives (sélections, règlements, arbitrage) doivent rester dans le domaine exclusif de la fédération ;
- Toute ingérence gouvernementale expose l'association à une suspension de la FIFA, voire à une exclusion ;
- Cette règle a été appliquée à plusieurs reprises (suspension du Pakistan, du Koweït, etc.).
4.3. Respect des Statuts, règlements et décisions FIFA
Les associations membres sont tenues de :
- Respecter les Statuts FIFA et tous les règlements édictés par le Congrès ou le Conseil ;
- Faire respecter les décisions des organes juridictionnels FIFA (Chambre de Résolution des Litiges, TAS) ;
- Incorporer dans leur droit interne les principes fondamentaux de la FIFA (transferts, statut des joueurs, etc.) ;
- Reconnaître la compétence exclusive de la FIFA sur les questions relevant de son champ d'action.
4.4. Interdiction de saisir les juridictions étatiques (art. 51)
L'article 51 des Statuts FIFA consacre le principe de primauté de la voie sportive sur les juridictions étatiques :
- Les litiges sportifs doivent être portés devant les instances internes de la FIFA ou, en appel, devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne ;
- Toute saisine d'un tribunal étatique sans autorisation préalable est une violation des Statuts FIFA ;
- Cette obligation s'impose aux associations membres, aux clubs, aux joueurs et aux agents dans le cadre de leurs relations avec la FIFA ;
- Exception : la FIFA peut autoriser expressément la saisine des juridictions étatiques dans certains cas (exécution de sentences arbitrales, par exemple).
En une phrase : une fédération nationale doit être démocratique, indépendante du gouvernement (art. 14 §1), respecter tous les règlements FIFA, et régler ses litiges sportifs devant la FIFA ou le TAS — pas devant les tribunaux ordinaires (art. 51).
Exemple : un gouvernement promulgue une loi imposant à la fédération nationale de football de nommer un directeur sportif désigné par le ministère des sports. La FIFA ouvre une procédure d'ingérence gouvernementale et suspend la fédération, qui est exclue des compétitions internationales tant que la loi n'est pas abrogée ou que son indépendance n'est pas restaurée.
Petit recap : obligations membres = statuts démocratiques + indépendance gouvernement (art. 14 §1) + respect Statuts/règlements/décisions FIFA + reconnaissance exclusive FIFA + interdiction juridictions étatiques sans autorisation (art. 51).
5. Les commissions FIFA
Les Statuts FIFA organisent le système des commissions en deux catégories fondamentalement différentes, dont la distinction est fréquemment testée à l'examen.
5.1. Les commissions permanentes — organes consultatifs du Conseil
Les commissions permanentes sont créées par le Conseil pour le conseiller et l'assister dans ses fonctions stratégiques. Elles ne disposent pas de pouvoir décisionnel autonome :
- Leur mission est consultative — elles formulent des recommandations et des avis ;
- Leurs membres sont nommés par le Conseil ;
- Elles relèvent de l'autorité du Conseil et rendent compte à celui-ci ;
- Principales commissions permanentes : Commission des Finances, Commission de Développement, Commission du Développement technique, Commission Médicale, Commission des Arbitres (art. 39 al. 1, qui en énumère 35 au total).
5.2. Les commissions indépendantes — organes autonomes
Les commissions indépendantes constituent une catégorie distincte : elles opèrent de manière autonome par rapport au Conseil, ce qui garantit leur impartialité dans les domaines sensibles :
- Commission d'Éthique : instruit les affaires de corruption, conflits d'intérêts, discrimination, manipulation de matchs ;
- Commission de Discipline : applique le Code disciplinaire FIFA dans les compétitions FIFA et peut saisir les affaires relevant des associations membres ;
- Commission de Recours (art. 47) : instance de second degré pour les décisions de la Commission de Discipline non déclarées définitives ;
- Commission de Gouvernance, Audit et Conformité (art. 43) : conseille le Conseil sur les questions financières, de gouvernance et de conformité et supervise le secrétariat général ;
- Tribunal du Football (anciennement CRL — Chambre de Résolution des Litiges) : traite les litiges contractuels entre joueurs, agents et clubs à l'échelle internationale.
- Commissions permanentes = consultatives, sous l'autorité du Conseil ;
- Commissions indépendantes = autonomes, sans lien hiérarchique avec le Conseil. La Commission d'Éthique et la Commission de Discipline sont indépendantes — c'est essentiel pour garantir leur impartialité.
En une phrase : les commissions permanentes conseillent le Conseil (elles dépendent de lui), tandis que les commissions indépendantes — dont la Commission d'Éthique et le Tribunal du Football — fonctionnent de manière autonome pour garantir leur impartialité.
Exemple : question d'examen : « La Commission d'Éthique FIFA est-elle une commission permanente ou indépendante ? » Réponse : indépendante. Elle doit pouvoir instruire des affaires impliquant des membres du Conseil sans pression hiérarchique. Si elle était une commission permanente sous l'autorité du Conseil, son indépendance serait compromise.
Petit recap : commissions permanentes (consultatives, sous Conseil) = Finances, Développement, Technique. Commissions indépendantes (autonomes) = Éthique, Discipline, Appel, Audit/Conformité, Tribunal du Football.
6. Hiérarchie normative FIFA
Le système normatif FIFA s'organise en pyramide hiérarchique, à laquelle tous les acteurs du football mondial doivent se conformer. La connaissance de cette hiérarchie est indispensable pour l'examen.
6.1. La pyramide normative FIFA
| Niveau | Texte | Organe compétent |
|---|---|---|
| 1 — Sommet | Statuts FIFA | Congrès FIFA (modifications à la majorité des 3/4) |
| 2 | Règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire FIFA, etc.) | Conseil FIFA |
| 3 — Base | Réglementations nationales (règlements des fédérations membres) | Associations nationales membres |
6.2. Principe de conformité et de compatibilité
Chaque niveau de la pyramide doit être conforme au niveau supérieur :
- Les Statuts FIFA constituent la norme suprême — aucun règlement ne peut les contredire ;
- Les règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire, etc.) se situent tous au même rang hiérarchique (niveau 2) — ils sont adoptés par le Conseil et doivent être conformes aux Statuts. Ils s'imposent aux associations nationales dans leurs domaines respectifs ;
- Les réglementations nationales s'appliquent en priorité pour les opérations purement domestiques, sous réserve de conformité aux niveaux supérieurs.
6.3. Sanctions en cas de non-conformité
Toute violation de la hiérarchie normative peut entraîner :
- Pour une association membre : avertissement, amende, suspension ou exclusion de la FIFA ;
- Pour un club : amende, déduction de points, interdiction de transfert, exclusion de compétitions FIFA ;
- Pour un joueur ou un agent : suspension d'activité, amende, interdiction d'exercer à l'international.
En une phrase : la pyramide normative FIFA place les Statuts FIFA au sommet, puis les règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire -- tous au même rang), et enfin les règlements nationaux -- chaque niveau inférieur doit être compatible avec tous les niveaux supérieurs.
Exemple : une fédération nationale adopte un règlement permettant à ses agents de percevoir une commission de 20 % dans les transferts internationaux. Ce règlement viole le FFAR (qui plafonne les commissions). En cas de conflit, le FFAR prévaut : la règle nationale est inopérante pour les opérations internationales. La fédération s'expose à une sanction FIFA.
Petit recap : Statuts (Congrès) → Règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire — même rang) → règlements nationaux. Principe de conformité = chaque norme doit respecter les normes supérieures. En cas de conflit, le droit FIFA prévaut.
7. Tableau récapitulatif des chiffres et notions clés
| Notion | Chiffre / règle | Source |
|---|---|---|
| Fondation de la FIFA | 21 mai 1904, Paris | Statuts FIFA |
| Siège FIFA | Zurich, Suisse | Art. 1 Statuts |
| Droit applicable | Droit suisse (CC suisse art. 60 ss) | Art. 1 Statuts |
| Nombre d'associations membres | 211 | Statuts FIFA |
| Organe suprême | Congrès (art. 22) | Art. 22 Statuts |
| Principe de vote au Congrès | 1 association = 1 voix | Art. 22 Statuts |
| Modification des Statuts FIFA | Majorité des 3/4 des associations présentes ayant le droit de vote | Art. 29 Statuts |
| Organe de supervision stratégique | Conseil | Art. 24 al. 2 et art. 34 Statuts |
| Bureau du Conseil — composition | 7 membres max (Président + 6 présidents confédérations) | Statuts FIFA |
| Organe exécutif/opérationnel | Secrétariat général | Art. 24 al. 3 et art. 36 Statuts |
| Nombre de confédérations | 6 : AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC, UEFA | Statuts FIFA |
| Indépendance des associations membres | Interdiction d'ingérence de tiers (dont l'État) | Art. 19 (et art. 14 al. 1 (i)) Statuts |
| Interdiction juridictions étatiques | Sauf si prévu par les règlements FIFA | Art. 51 Statuts |
| Instance d'appel externe | TAS (Tribunal Arbitral du Sport), Lausanne | Statuts FIFA |
| Commissions permanentes | Consultatives, sous autorité du Conseil | Statuts FIFA |
| Commissions indépendantes | Autonomes (Éthique, Discipline, Recours, Gouvernance-Audit-Conformité — art. 42 à 47) ; le Tribunal du Football relève d'un chapitre distinct (art. 48) | Statuts FIFA |
| Hiérarchie normative (sommet) | Statuts FIFA → Règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire) → règlements nationaux | Statuts FIFA / FFAR |
| Taux de réussite examen FIFA agent 2025 | ~18 % au niveau mondial (donnée non officielle, estimation basée sur les résultats publiés) | FIFA (2025) |
| Format examen FIFA agent | 20 questions à choix multiples (une ou plusieurs réponses par question), en FR/EN/ES | FAQ FFAR, q. 3.11 |
Cas pratique guidé
La Fédération de Football du pays X (membre de la FIFA depuis 1950) adopte une nouvelle loi nationale qui impose que le président de la fédération soit nommé directement par décret du ministre des sports, sans élection par les membres. Parallèlement, un club du pays X, mécontent d'une décision de la Chambre de Résolution des Litiges FIFA, saisit directement le tribunal civil de la capitale pour contester cette décision. Un agent sportif exerçant dans le pays X prétend que le règlement national sur les commissions des agents prévaut sur le FFAR car il a été adopté postérieurement.
Question 1. La loi nationale du pays X imposant la nomination du président de la fédération par décret gouvernemental est-elle compatible avec les Statuts FIFA ?
Voir la correction type
Réponse : Non. L'article 14 §1 des Statuts FIFA impose à chaque association membre de gérer ses affaires de manière indépendante, sans influence de tiers — y compris du gouvernement. La nomination du président par décret ministériel constitue une ingérence gouvernementale directe dans la gestion de la fédération. La FIFA peut ouvrir une procédure à l'encontre de la fédération du pays X et prononcer sa suspension, avec exclusion des compétitions internationales, jusqu'au rétablissement de son indépendance statutaire.
Question 2. Le club du pays X peut-il valablement saisir un tribunal civil national pour contester une décision de la Chambre de Résolution des Litiges FIFA ?
Voir la correction type
Réponse : Non. L'article 51 des Statuts FIFA interdit aux associations membres (et à leurs clubs) de saisir les juridictions étatiques ordinaires pour toute affaire relevant des statuts et règlements FIFA, sans autorisation préalable de la FIFA. La voie normale est le recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne. La saisine directe du tribunal civil constitue une violation des Statuts FIFA et expose le club à des sanctions disciplinaires, indépendamment du fond du litige.
Question 3. L'agent a-t-il raison d'affirmer que le règlement national sur les commissions prévaut sur le FFAR parce qu'il lui est postérieur ?
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Réponse : Non. La hiérarchie normative FIFA ne repose pas sur le principe de postériorité (lex posterior derogat priori) mais sur le principe de conformité hiérarchique. Le FFAR, adopté par le Conseil FIFA, se situe au niveau 2 de la pyramide normative — au-dessus des règlements nationaux (niveau 3). Un règlement national ultérieur ne peut pas primer sur le FFAR pour les opérations relevant de son champ d'application (notamment les transferts internationaux). La norme nationale ne s'applique qu'aux opérations purement domestiques, et seulement si elle est compatible avec le FFAR.
Check rapide — 3 QCM niveau examen FIFA
Questions de type examen FIFA (60 min, open book, seuil 15/20). Répondez avant d'ouvrir la correction.
1. Quel est l'organe suprême de la FIFA et quel est le principe de vote qui le régit ?
- A. Le Conseil — 1 voix par confédération
- B. Le Congrès — 1 voix par association membre
- C. Le Secrétariat Général — décisions à la majorité simple du Bureau
- D. Le Bureau du Conseil — 1 voix par président de confédération
- E. Le Congrès — 1 voix par confédération
Voir la correction
Réponse : B. Le Congrès est l'organe suprême de la FIFA (art. 22 Statuts). Chaque association membre — et non chaque confédération — dispose d'une voix, quel que soit le poids sportif ou économique du pays. Ce principe d'égalité est fondamental. Piège : la réponse E confond association et confédération. La réponse A confond Conseil et Congrès.
2. Le Bureau du Conseil FIFA est composé au maximum de combien de membres, et qui sont-ils ?
- A. 6 membres — les présidents des 6 confédérations uniquement
- B. 7 membres — le Président de la FIFA et les 6 présidents des confédérations
- C. 8 membres — le Président, le Secrétaire Général et 6 présidents de confédérations
- D. 5 membres — le Président de la FIFA et 4 vice-présidents élus
- E. 37 membres — tous les membres du Conseil
Voir la correction
Réponse : B. Le Bureau du Conseil est composé au maximum de 7 membres : le Président de la FIFA et les 6 présidents des confédérations (AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC, UEFA). Le Secrétaire Général (réponse C) dirige le Secrétariat Général mais n'est pas membre du Bureau du Conseil. La réponse E décrit l'ensemble du Conseil, pas le Bureau.
3. Laquelle de ces propositions décrit correctement la distinction entre commissions permanentes et commissions indépendantes au sein de la FIFA ?
- A. Les commissions permanentes sont autonomes ; les commissions indépendantes sont consultatives
- B. Les commissions permanentes conseillent le Conseil et relèvent de son autorité ; les commissions indépendantes opèrent de manière autonome
- C. Les deux types de commissions relèvent de l'autorité du Secrétaire Général
- D. Les commissions indépendantes sont uniquement composées de juges du TAS
- E. Les commissions permanentes incluent la Commission d'Éthique et la Commission de Discipline
Voir la correction
Réponse : B. Les commissions permanentes (Finances, Développement, Technique, etc.) sont des organes consultatifs qui relèvent de l'autorité du Conseil. Les commissions indépendantes (Éthique, Discipline, Appel, Audit, Tribunal du Football) opèrent de manière autonome sans lien hiérarchique avec le Conseil, ce qui garantit leur impartialité. La réponse E est un piège classique : la Commission d'Éthique et la Commission de Discipline sont précisément des commissions indépendantes, pas permanentes.
Mémo examen — 7 points à savoir par cœur
- FIFA fondée en 1904, siège Zurich, droit suisse, 211 associations membres, reconnue par le CIO.
- Organe suprême = Congrès (art. 22), principe : 1 association = 1 voix, élit le Président (le Conseil est élu par les congrès des confédérations). Modifications des Statuts = majorité des 3/4 des associations présentes ayant le droit de vote (art. 29).
- Conseil = stratégique/supervision ; Bureau du Conseil = 7 membres max (Président + 6 présidents de confédérations).
- Secrétariat Général = exécutif/opérationnel (organisation compétitions, gestion financière, délégation du Conseil).
- 6 confédérations : AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC, UEFA. Autonomes mais subordonnées aux Statuts FIFA.
- Obligations des membres : statuts démocratiques + indépendance gouvernement (art. 14 §1) + interdiction juridictions étatiques sans autorisation (art. 51) → voie TAS.
- Hiérarchie normative : Statuts FIFA (Congrès) → Règlements du Conseil (FFAR, RSTP, Code Disciplinaire — même rang) → réglementations nationales. Commissions permanentes (consultatives) ≠ commissions indépendantes (autonomes : Éthique, Discipline, Appel, Audit, Tribunal Football).